Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 08:45
A l'écart des routes principales qui sillonnent le département de la Haute-Vienne, le village de Roziers-Saint-Georges est représentatif des petits bourgs ruraux d'autrefois, avec sa cidrerie installée à demeure. Son église à la toiture un peu dépareillée se signale surtout par un élégant clocher dont la flèche a été recouverte en bardeaux de châtaigniers. Celle-ci se reflète sur la place du village, au soleil levant, offrant au peintre du dimanche, amateur de "vieilles pierres",  l'irrésistible envie d'y installer son chevalet.
reflet clocher
En y regardant de près, on apercevra au dessus du portail, en haut des murs de la façade occidentale, des modillons scultpés, visiblement réemployés à cet endroit. Ceux-ci renvoient sans doute aux origines romanes de cette église, attestée au XIIIème siècle mais érigée certainement à la lisière des XIème et XIIème siècles. Elle fut en effet, selon l'Abbé Lecler, donnée le 24 juin 1272
aux doyens et chapitre de la cathédrale de Limoges par l'évêque Aiméric de Serre.

A l'intérieur de l'église, on découvre d'autres indices. Les arcades romanes du choeur, ainsi que la typologie des colonnes qui l'encadrent, signent une date de construction qui ne serait pas ultérieure au commencement du XIIème siècle.
nef rapp.
L'église de Roziers-Saint-Georges fut paroissiale et possédait une annexe à Masléon où Philippe-Bel- avait établi une "ville neuve ( voir cet article). Jusqu'en 1342, la dépendance resta établie. La chronique de l'abbé Leclerc nous apprend encore qu'en 1498 l'église de Roziers "manquait de tout par suite du malheur des guerres de l'époque. Aussi l'évêque de Limoges, Jean Barthon de Montbas, accorda-t-il des indulgences aux fidèles qui la visiteraient et contribueraient à son rétablissement."

La mise en valeur récente, somme toute, de cette petite église est à souligner.  Son mobilier offre une belle rétrospective des siècles écoulés avec en particulier un placard baptismal du XVIIIème sicèle. On notera la référence moderne à la légende de "Saint-Georges terrassant le dragon" sous la forme d'un dessin au trait noir exécuté sur l'arcature médiane du chevet plat.
fonts baptismaux                                                                      fonts baptismaux
Par Christian Bélingard - Communauté : Le Moyen Age
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j'ai le plaisir de vous présenter ici les trois ouvrages que j'ai publiés à ce jour:
  • Un village arédien sur la route de Compostelle, Fanlac 1997
  • De Vézelay à Saint-Jacques-de-Compostelle, Editions Sud-Ouest, 2001
  • Limousin, Editions Sud-Ouest, 2006

Le chevalier au Lion

Goulfier de Lastours,héros de la 1ère Croisade - kewego
Un chercheur, Jean-François Gareyte, a retrouvé un manuscrit à Madrid qui relate les périgrinations d'un chevalier limousin lors de la première Croisade. Pour en savoir plus: http://www.le-limousin-medieval.com/

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  • Christian Bélingard
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  • je suis originaire du pays des Lémovices, je suis passionné par l'histoire médiévale et je pratique le vélo à titre de loisir. Expérience marquante: une randonnée de dix jours sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

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