
Saint-Jacques de Compostelle ( Santiago de Compostela) est une ville d’Espagne, située en Galice, dans la province de La Corogne. Sa cathédrale romane XIème siècle est d’un type particulier. Elle présente la particularité d’être dotée d’une église souterraine renfermant le tombeau de l’apôtre Saint Jacques le Majeur. Ce fut pendant tout le Moyen-Age le but d’un pèlerinage qui attirait des foules considérables de fidèles venus de toute l’Europe par les cols des Pyrénées Occidentales ( Roncevaux, Somport). Ces pèlerins de Saint-Jacques portaient une coquille en signe de reconnaissance. Sur le trajet qu’ils faisaient en France, par le Languedoc et l’Aquitaine, furent composés et chantés, selon J.Bédier, par les trouvères du Xème au XIIème siècle, les principaux passages de la Chanson de Roland et d’autres chansons de geste. Ces pèlerinages favorisèrent également les échanges artistiques entre les deux pays, en particulier en ce qui concerne les émaux champlevés fabriqués par les moines de l’abbaye Saint-Martial de Limoges (bien que n'étant pas citée explicitement dans le Guide médiéval, l'abbaye limougeaude avait investi les routes menant vers Compostelle à travers de nombreuses fondations religieuses). Sur le plan de l’architecture, l’influence française est fortement marquée dans les édifices romans du nord de l’Espagne, particulièrement dans la cathédrale Saint-Jacques de Compostelle très similaire à l’église Saint-Sernin de Toulouse et à Saint-Martial de Limoges aujourd’hui détruite.
Les chemins de Saint-Jacques, au Moyen-Age, nous sont connus par un manuscrit conservé à la basilique de Compostelle depuis le XIIème siècle, qui fait partie intégrante du Codex Calixtinus ou
« Livre de Saint-Jacques ». Ce texte précieux, attribué à un moine de Parthenay-le-Vieux en Poitou (Aimery Picaud) décrit « quatre routes qui vont à Saint-Jacques de
Compostelle » :
la via Turonensis
la via Lemovicensis
la via Podensis
la via Tolosana
VIA LEMOVICENSIS
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Des recherches plus ou moins récentes tendent à démontrer que d’autres itinéraires se sont agrégés, au fil du
temps, à ces grandes routes historiques. Ainsi, par exemple, le Limousin était-il également traversé par un itinéraire « bis », en quelque sorte, dit « Chemin de Bruges ». Un
relevé précis de cette route est attesté dans un manuscrit conservé à la Bibliothèque de l’Université de Gand (Belgique) qui daterait des XIVème ou XVème siècles.
à consulter ici une carte très instructive sur les principaux lieux concernés en
Limousin par les routes de Saint-Jacques qu'il convient cependant de compléter
bibliographie :
Jeanne Vielliard, le Guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, Librairie
Vrin, 1960
Raymond Oursel, Pèlerins du Moyen-Age, Fayard, 1961
Christian Bélingard, De Vézelay à Saint-Jacques de Compostelle, Editions Sud-Ouest, 2001